Galop 6Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02Pied et ferrureConnaissances
- 03Les maladiesConnaissances
- 04Besoins et état corporelConnaissances
- 05La reproductionConnaissances
- 06Identifier un chevalConnaissances
- 07Le reculerConnaissances
- 08Qualités des alluresConnaissances
- 09Juger une repriseConnaissances
- 10Sur la main et impulsionConnaissances
- 11Le galop à fauxConnaissances
- 12Les enrênementsConnaissances
- 13Le travail sur le platÀ cheval
- 14Volet DressageÀ cheval
- 15Volet ObstacleÀ cheval
- 16Volet CrossÀ cheval
- 17Longe et longues rênesÀ pied
- 18Toilettage et soinsS’occuper du cheval
- 19RévisionsRévisions
Le pied, la ferrure et le travail du maréchal
« Pas de pied, pas de cheval » : le pied porte tout le poids du corps, amortit chaque foulée et participe à la propulsion. Savoir ce qu’il y a sous la corne aide à juger une ferrure — et à savoir quand appeler le maréchal.
Au programme de l’examen
- Décrire le pied et la ferrure.Module commun B
- Nommer les étapes du travail du maréchal-ferrant.Module commun B
Au Galop 3, vous avez appris à nommer les parties visibles du sabot : paroi, sole, fourchette, lacunes, glomes, talons. Le Galop 6 regarde à l’intérieur. Le pied désigne toute l’extrémité du membre : la boîte cornée, ou sabot, et ce qu’elle protège.
- Les os
- Le bas de la deuxième phalange (l’os de la couronne), la troisième phalange (l’os du pied), qui a la forme d’un petit sabot, et l’os naviculaire, placé en arrière, contre les deux phalanges : le tendon fléchisseur profond glisse sur lui.
- Les tissus vivants
- La chair feuilletée accroche la paroi à l’os du pied par une multitude de lamelles ; la chair veloutée produit la sole et la fourchette ; le bourrelet de la couronne produit la paroi, qui pousse de haut en bas.
- Les amortisseurs
- Le coussinet plantaire, une masse élastique située au-dessus de la fourchette, et les deux cartilages complémentaires, des plaques souples qui prolongent l’os du pied vers les talons.
- Première phalange (os du paturon)
- Tendon fléchisseur profond
- Deuxième phalange (os de la couronne)
- Os naviculaire
- Coussinet plantaire
- Fourchette
- Chair veloutée
- Sole
- Ligne blanche
- Paroi
- Troisième phalange (os du pied)
- Chair feuilletée
- Bourrelet de la couronne
À chaque foulée, le poids fait descendre l’os du pied dans le sabot. Le coussinet plantaire, pressé entre l’os et la fourchette qui touche le sol, s’aplatit et écarte les cartilages : les talons s’ouvrent légèrement et le choc est absorbé, tandis que le sang est chassé puis rappelé. Un pied dont la fourchette ne porte plus — talons trop hauts, fourchette pourrie ou rétrécie — amortit mal et renvoie les chocs vers les articulations. D’où le soin qu’on donne à la fourchette.
Le fer et la bonne ferrure
Vu de dessous : les parties du fer
De profil : la ligne des rivets
- Pinçon, relevé contre la paroi
- Pince du fer
- Étampure et tête de clou
- Branche
- Éponge, sous le talon
- Fourchette
- Sole
- Pied dans l’axe du paturon
- Rivets alignés à la même hauteur
- Pinçon
- Éponge couvrant le talon
Les outils, dans l’ordre où le maréchal s’en sert
Dérivoir
Déferrer
Brochoir
Déferrer, brocher
Tricoises
Déferrer
Rogne-pied
Parer
Mailloche
Parer
Rénette
Parer
Râpe
Parer, finir
Enclume
Ajuster le fer
Le fer est une bande de métal clouée sous la paroi. On y distingue la pince à l’avant, les deux branches, terminées par les éponges sous les talons, et les étampures, les trous où passent les clous. Le pinçon, petite languette relevée contre la paroi, empêche le fer de reculer. Le fer antérieur est plus arrondi, le fer postérieur plus ovale. Un cheval est bien ferré quand :
- le fer est posé droit sous le pied, les branches de même longueur et bien à plat ;
- les éponges couvrent les talons, à égale distance de la fourchette ;
- les rivets sont alignés à la même hauteur, bien rabattus et lisses sous la main ;
- le pied reste dans l’axe du paturon, de profil comme de face, sans corne qui déborde.
Rappelez le maréchal quand le fer paraît trop court ou trop étroit, que la corne déborde et s’éclate, que les rivets ressortent ou que le fer est usé ou cliquette. En moyenne, on referre toutes les 6 à 8 semaines ; si les fers ne sont pas usés, le maréchal fait un relevage : il déferre, pare et repose les mêmes fers. Un pied non ferré doit lui aussi être paré régulièrement.
Les étapes du travail du maréchal-ferrant
- ObserverCheval tenu ou attaché sur un sol plat et non glissant, le maréchal le regarde à l’arrêt puis au pas et au trot en ligne droite : aplombs, usure des fers, façon de poser le pied. Les défauts d’aplombs, vous apprendrez à les nommer au Galop 7.
- DéferrerIl redresse les rivets (il les « dérive ») avec le dérivoir et le brochoir, puis décolle l’ancien fer avec les tricoises, sans arracher de corne.
- ParerIl retire la corne qui a poussé depuis la dernière ferrure (l’avalure) au rogne-pied frappé à la mailloche, nettoie sole et fourchette à la rénette, puis égalise l’appui à la râpe pour que le pied soit d’aplomb.
- Ajuster le ferIl façonne un fer à la bonne taille sur l’enclume, à chaud ou à froid, jusqu’à ce qu’il épouse le contour du pied. À chaud, le fer marque brièvement la corne : cela fume, mais la paroi n’est pas sensible.
- BrocherIl enfonce les clous au brochoir dans les étampures : chaque clou entre à la ligne blanche et ressort sur la paroi.
- Couper et riverIl coupe les pointes qui dépassent, puis rabat ce qui reste contre la paroi pour former les rivets, qui tiennent le fer.
- Finir et contrôlerUn coup de râpe adoucit les rivets et le bord de la paroi. Le maréchal fait marcher le cheval pour vérifier qu’il se déplace bien.
Sécurité
Une boiterie après la ferrure
Un cheval qui boite juste après avoir été ferré a peut-être été piqué : un clou a touché les tissus vivants, ou passe trop près et le pied est « serré ». Prévenez aussitôt le maréchal, qui retirera le clou en cause.
Le saviez-vous ?
Les fers de compétition peuvent recevoir des crampons vissés, contre les glissades sur l’herbe. On les pose juste avant l’épreuve et on les retire juste après.