Galop 6Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02Pied et ferrureConnaissances
- 03Les maladiesConnaissances
- 04Besoins et état corporelConnaissances
- 05La reproductionConnaissances
- 06Identifier un chevalConnaissances
- 07Le reculerConnaissances
- 08Qualités des alluresConnaissances
- 09Juger une repriseConnaissances
- 10Sur la main et impulsionConnaissances
- 11Le galop à fauxConnaissances
- 12Les enrênementsConnaissances
- 13Le travail sur le platÀ cheval
- 14Volet DressageÀ cheval
- 15Volet ObstacleÀ cheval
- 16Volet CrossÀ cheval
- 17Longe et longues rênesÀ pied
- 18Toilettage et soinsS’occuper du cheval
- 19RévisionsRévisions
La mise sur la main et l’impulsion
Deux notions que l’on entend à chaque leçon et que l’on confond souvent avec « tête basse » et « vitesse ». Voici leurs vraies définitions, et deux exercices du Galop 6 qui permettent de les vérifier.
Au programme de l’examen
- Définir la mise sur la main et l’impulsion.Partie spécifique
- Obtenir une extension d’encolure au trot enlevé sur un cercle.Dressage
- Avancer ses mains sur quelques foulées sur un cercle au galop.Dressage
L’impulsion est le désir, naturel ou acquis par le travail, qu’a le cheval de se porter en avant. Elle naît dans l’arrière-main : les postérieurs s’engagent sous la masse puis la propulsent, et le dos, souple, transmet cette énergie vers l’avant. Un cheval dans l’impulsion répond aussitôt à une légère action des jambes et garde son énergie dans les transitions, les courbes et les allongements.
À retenir
L’impulsion n’est pas la vitesse. Un cheval qui court à petites foulées plates manque d’impulsion ; un cheval actif peut avancer lentement, avec des foulées énergiques et une cadence égale.
Un cheval est sur la main lorsque, porté en avant par l’impulsion, il tend de lui-même ses rênes, de façon légère et constante. Il accepte le mors sans résistance, la mâchoire décontractée ; la nuque reste le point le plus haut et le chanfrein se place légèrement en avant de la verticale ; son attitude est stable. Le contact vient de l’arrière vers l’avant : le cavalier ajuste ses rênes, c’est le cheval qui les tend. Jamais la main ne ramène la tête en tirant.
- L’engagement des postérieurs, entretenu par les jambes
- Le dos, souple et tonique, qui transmet l’énergie
- La tension des rênes, que le cheval prend de lui-même sur une main fixe
- La nuque au point le plus haut, le chanfrein un peu en avant de la verticale
Sur la main
Nuque au plus haut, chanfrein en avant de la verticale.
Derrière la main
Encolure raccourcie, chanfrein derrière la verticale.
- L’engagement des postérieurs, entretenu par les jambes.
- Le dos, souple et tonique, qui transmet l’énergie.
- La tension des rênes, que le cheval prend de lui-même sur une main fixe et moelleuse.
- La propulsion
- La poussée des postérieurs qui projette la masse vers l’avant ; elle suppose qu’ils se soient d’abord engagés.
- La mise en main
- La décontraction de la mâchoire : le cheval cède et mâchonne son mors. Elle accompagne la mise sur la main sans la remplacer.
- La flexion
- Le cheval plie sa nuque, vers le bas (flexion directe) ou sur le côté (flexion latérale), comme vous l’avez obtenu à pied au Galop 4.
- Le pli et l’incurvation
- Rappel du Galop 4 : le pli est la flexion latérale de la nuque et de l’encolure ; l’incurvation courbe tout le corps, de la nuque à la queue, sur la courbe.
Deux exercices qui le vérifient
Au trot enlevé, sur un cercle
L’extension d’encolure
Laissez glisser peu à peu les rênes entre vos doigts : le cheval étend l’encolure en avant et vers le bas en gardant le contact, sans accélérer ni changer de rythme. Reprenez ensuite les rênes progressivement, sans à-coup, jusqu’à l’attitude de départ.
Au galop, sur un cercle
L’avancée des mains
Avancez franchement les deux mains le long de l’encolure pendant deux ou trois foulées : les rênes se détendent et le contact est rompu. Le cheval doit garder son attitude, sa cadence et son équilibre, puis accepter à nouveau le contact quand vous reprenez.
Les deux exercices se ressemblent mais ne prouvent pas la même chose. L’extension d’encolure montre que le cheval cherche la main quand on la lui offre ; l’avancée des mains montre qu’il se porte seul, sans s’appuyer sur elle. Un cheval qui lève la tête ou se précipite quand on rend n’était pas vraiment sur la main.
Erreur fréquente
Chercher la tête avant l’impulsion. Un cheval dont on fixe la tête avec les mains, sans jambes, se met derrière la main, raccourcit l’encolure et bloque son dos : l’inverse de ce que le juge veut voir.
Le mot du moniteur
Si votre cheval n’est sur la main que tant que vous serrez les rênes, ce n’est pas lui qui est sur la main : c’est vous qui êtes sur la bouche.