Galop 2Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02Les cinq sensConnaissances
- 03La vie en groupeConnaissances
- 04La bouche et les repasConnaissances
- 05Aliments, eau, repasS’occuper du cheval
- 06Logements, aborder, lâcherConnaissances
- 07Autres robes et tachesConnaissances
- 08Les membresConnaissances
- 09Trois racesConnaissances
- 10Le pansageS’occuper du cheval
- 11Nœud d’attache et filetS’occuper du cheval
- 12Seller, entretenir la selleS’occuper du cheval
- 13Le travail à piedÀ pied
- 14Monter, sangler, rênesÀ cheval
- 15Avancer et changer d’allureÀ cheval
- 16Assis ou en équilibreÀ cheval
- 17Figures et circulationConnaissances
- 18Le premier obstacleÀ cheval
- 19Les activités équestresConnaissances
- 20RévisionsRévisions
Les cinq sens du cheval
Le cheval est une proie : ses sens sont réglés pour repérer le danger avant qu’il n’arrive. Les connaître, c’est comprendre pourquoi il sursaute, souffle ou s’arrête net — et savoir l’aborder sans le surprendre.
Au programme de l’examen
- Décrire les caractéristiques principales des 5 sens du cheval ou du poney.Module commun B
Le cheval utilise en permanence ses cinq sens — la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût — pour surveiller son environnement et s’y adapter. Dans la nature, son salut est la fuite : il doit repérer un prédateur de loin, puis décider très vite s’il faut partir. Beaucoup de ses réactions à l’écurie s’expliquent ainsi.
La vue : un grand angle, deux angles morts
Ses grands yeux sont placés sur les côtés de la tête. Sa vision est donc panoramique : sans bouger la tête, il voit sur plus de 300° autour de lui. Sur les côtés, chaque œil voit seul : c’est la vision monoculaire, très sensible au moindre mouvement mais peu précise pour juger les distances. Devant lui, les champs des deux yeux se recouvrent sur 60 à 70° seulement, deux fois moins que chez l’homme : c’est la vision binoculaire, la seule où il perçoit bien le relief. Pour regarder un objet de près ou de loin, il lève, baisse ou tourne la tête.
- Vision binoculaire, devant : les deux yeux voient ensemble, les distances s’évaluent
- Angle mort sous le nez et le front
- Vision monoculaire droite
- Angle mort derrière
- Vision monoculaire gauche : très large, sensible au moindre mouvement
- Deux zones aveugles : l’une derrière lui, dans le prolongement de son corps ; l’autre juste devant et sous son nez.
- Les couleurs : il en perçoit moins que nous, mais il repère mieux un mouvement, un contraste ou un reflet.
- La nuit : il voit assez bien dans la pénombre, mais il lui faut bien plus de temps que nous pour passer de la lumière à l’ombre. Entrer dans un bâtiment sombre ou dans un van par grand soleil peut l’inquiéter.
Sécurité
Ne vous approchez jamais d’un cheval par l’arrière sans le prévenir. Parlez-lui, attendez qu’il tourne la tête et vous voie. C’est encore plus vrai dans une stalle, où il vous tourne le dos.
L’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût
- L’ouïe
- Très fine. Ses oreilles, très mobiles et indépendantes l’une de l’autre, se tournent vers chaque bruit pour en trouver la source. Il perçoit des sons aigus que l’homme n’entend pas. Une voix calme le rassure ; un bruit soudain le fait sursauter.
- L’odorat
- Très développé. Le cheval flaire tout ce qui est nouveau, reconnaît ses congénères à leur odeur — ils se saluent naseau contre naseau — et choisit sa nourriture en la sentant. Laissez-le sentir votre main ou un objet inconnu avant de le toucher.
- Le toucher
- Toute sa peau est sensible : il sent une mouche se poser et la chasse en faisant frémir sa peau ou d’un coup de queue. Les vibrisses, longs poils raides autour des yeux, du nez et des lèvres, lui font percevoir ce qui se trouve sous son nez, là où il ne voit pas : il ne faut pas les couper. Ses pieds le renseignent aussi : il gratte le sol pour tester un terrain inconnu, avant de se coucher ou de se rouler.
- Le goût
- Ses papilles lui permettent d’apprécier ou de rejeter un aliment après l’avoir goûté. Chaque cheval a ses préférences ; la plupart aiment le sucré et le croquant, comme la carotte.
Le mot du moniteur
Un cheval qui sursaute quand on lui touche la croupe sans prévenir n’est pas peureux : il ne vous avait pas vu. Vous aussi, vous sursauteriez si quelqu’un vous tapotait l’épaule dans le noir.
À retenir
Une vision panoramique mais deux angles morts, des oreilles qui pointent vers le bruit, un odorat pour reconnaître, des vibrisses pour explorer sous le nez, un goût pour trier : voilà les cinq sens à décrire.