Galop 7À pied
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02Les aplombsConnaissances
- 03Identifier, lire un livretConnaissances
- 04Le transportConnaissances
- 05Le rationnementConnaissances
- 06Les étiquettes d’alimentsConnaissances
- 07Enrênements de la longeÀ pied
- 08Longues rênes, mise en mainÀ pied
- 09Les bandes de poloS’occuper du cheval
- 10La brideS’occuper du cheval
- 11L’épaule en dedansConnaissances
- 12La rectitudeConnaissances
- 13Le travail sur le platÀ cheval
- 14Option dressageÀ cheval
- 15Option obstacleÀ cheval
- 16Option crossÀ cheval
- 17RévisionsRévisions
Les enrênements de la longe
Un enrênement guide l’attitude du cheval quand aucune main n’est là pour le faire. Bien choisi et bien réglé, il l’aide à se tendre et à se muscler ; mal réglé, il l’enferme.
Au programme de l’examen
- Connaître les principaux enrênements du travail en longe : but, effets.Module commun B
- Travailler à la longe un cheval ou un poney enrêné.Module commun A
Un enrênement relie le mors, ou la tête, au surfaix pour inciter le cheval à adopter une attitude : encolure plus basse, nuque plus souple, dos tendu. Au Galop 6, vous avez vu ceux du travail monté ; ceux de la longe suivent les mêmes principes, avec une différence de taille : personne n’est là pour céder à l’instant où le cheval cède. Un bon enrênement de longe gêne la mauvaise attitude sans jamais contraindre la bonne.
Rênes fixes
Du mors à un anneau latéral du surfaix, une de chaque côté.
Gogue
De la sangle au poitrail, puis la cordelette monte à la nuque, descend au mors et revient au poitrail : le triangle bouche-nuque-poitrail.
Rênes allemandes
Du surfaix, elles passent dans l’anneau du mors et reviennent au surfaix, plus haut : on choisit la hauteur du triangle.
Chambon
De la sangle entre les antérieurs, ses cordelettes passent sur la nuque et descendent aux anneaux du mors.
| Enrênement | Montage | But et effet |
|---|---|---|
| Rênes fixes, simples ou élastiques | Une rêne de chaque côté, du mors à un anneau latéral du surfaix. | Offrir un contact stable : le cheval apprend à tendre ses rênes et à se porter sur la main. Plus elles sont attachées bas, plus elles invitent l’encolure à descendre. |
| Gogue | Une cordelette part de la sangle entre les antérieurs, passe dans les anneaux d’une têtière posée sur la nuque, puis dans les anneaux du mors, et revient au poitrail. | Agit surtout sur la nuque : il invite le cheval à baisser la tête et à étendre sa ligne du dessus, sans le laisser se renverser ni creuser le dos. |
| Chambon | Une courroie part de la sangle entre les antérieurs ; ses cordelettes passent sur la nuque et descendent aux anneaux du mors. | N’agit que si le cheval lève trop la tête, en pesant sur la nuque et la bouche. Plus dur que le gogue : aux allures lentes, et avec prudence. |
| Rênes allemandes | Du surfaix, elles passent dans les anneaux du mors et reviennent au surfaix, plus haut ou plus bas : on choisit la hauteur du triangle. | Fixent une limite au relèvement de la tête en laissant une certaine liberté ; en triangle bas, elles invitent à l’extension d’encolure. Puissantes, donc faciles à mal employer. |
| Pessoa | Un système de cordes relie le mors au surfaix et, par une corde passée derrière les cuisses, à l’arrière-main. | Associe l’avant-main et l’arrière-main : le cheval trouve son confort en engageant ses postérieurs et en tendant son dos. Exigeant : à introduire très progressivement. |
À retenir
Un enrênement est un moyen, jamais une fin : il aide le cheval à comprendre une attitude qu’il doit pouvoir garder sans lui. On l’emploie de temps en temps ; bien souvent, un travail patient suffit.
Travailler un cheval enrêné
Rappel : la longe se fixe au caveçon, ou au filet — à l’anneau intérieur du mors, ou passée dans cet anneau puis sous le menton ou par-dessus la nuque jusqu’à l’anneau extérieur, montages plus contraignants. Elle ne s’attache jamais à l’enrênement.
- ÉquiperSurfaix posé sur un tapis, ou selle aux étriers remontés et bloqués ; protections aux membres ; longe fixée comme d’habitude.
- Détendre sans enrênementQuelques tours au pas et au trot aux deux mains, enrênement détaché : le cheval s’échauffe et se décontracte avant qu’on lui demande une attitude.
- Attacher longÀ l’arrêt, fixez l’enrênement réglé long et symétrique des deux côtés, puis raccourcissez-le d’un trou à la fois, au fil de la séance et des séances. Le chanfrein doit rester en avant de la verticale.
- Travailler en avantUn enrênement ne sert à rien sans impulsion : avec la voix et la chambrière, faites porter le cheval en avant, pour qu’il cherche le contact et se tende. Changez de main régulièrement.
- Détacher avant la finRetirez l’enrênement pour les dernières minutes : le cheval s’étire au pas et au trot, libre, avant de rentrer.
Sécurité
Jamais d’enrênement sur un cheval à l’attache, au box ou laissé seul ; jamais de saut à la longe avec un enrênement fixe. Au moindre signe de panique — cheval qui se cabre, recule ou se jette de côté —, arrêtez-le et détachez l’enrênement.
Erreur fréquente
Enrêné trop court, le cheval se réfugie derrière la main : il s’enroule, son chanfrein passe derrière la verticale, et il ne travaille plus son dos. Un enrênement plus long et davantage d’impulsion valent toujours mieux.