Galop 7Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02Les aplombsConnaissances
- 03Identifier, lire un livretConnaissances
- 04Le transportConnaissances
- 05Le rationnementConnaissances
- 06Les étiquettes d’alimentsConnaissances
- 07Enrênements de la longeÀ pied
- 08Longues rênes, mise en mainÀ pied
- 09Les bandes de poloS’occuper du cheval
- 10La brideS’occuper du cheval
- 11L’épaule en dedansConnaissances
- 12La rectitudeConnaissances
- 13Le travail sur le platÀ cheval
- 14Option dressageÀ cheval
- 15Option obstacleÀ cheval
- 16Option crossÀ cheval
- 17RévisionsRévisions
Les grands principes du rationnement
Rationner, c’est donner à un cheval ce dont il a besoin, ni plus ni moins, sous une forme que son tube digestif supporte. Ses besoins, vous les connaissez depuis les Galops 4 et 6 ; voici comment on les traduit en ration.
Au programme de l’examen
- Décrire et expliquer les grands principes de rationnement pour respecter la santé et le bien-être des chevaux et des poneys.Module commun B
Tout part de la digestion (Galop 5) : un estomac petit, fait pour recevoir peu et souvent ; un gros intestin où des micro-organismes digèrent les fibres, et qui supporte mal les changements brusques comme les excès de céréales. Dans la nature, le cheval passe quinze heures ou plus par jour à manger. Une bonne ration respecte ce fonctionnement avant de chercher la performance.
Les unités du rationnement
- UFC
- L’unité fourragère cheval, qui mesure l’énergie. 1 UFC correspond à l’énergie nette apportée par 1 kg d’orge de référence.
- MADC
- Les matières azotées digestibles cheval, qui mesurent les protéines, en grammes.
- MS
- La matière sèche : ce qui reste d’un aliment une fois son eau retirée. Les quantités de fourrage se raisonnent en kilos de MS.
- PV
- Le poids vif du cheval, mesuré sur une bascule ou estimé au ruban : le point de départ de tout calcul.
Pour fixer un ordre de grandeur, l’IFCE indique qu’une jument de selle de 500 kg à l’entretien a besoin d’environ 4,1 UFC et 296 g de MADC par jour. Ce sont ses besoins d’entretien ; le travail, la croissance, la gestation ou la lactation y ajoutent des besoins de production.
- Le fourrage et l’eau : la base, la plus large part de la ration
- Le concentré, en complément, partagé en trois repas au moins
- L’aliment minéral et la pierre à sel
- Les repas répartis sur la journée, aux mêmes heures, le fourrage avant le concentré
Huit principes à respecter
- Le fourrage d’abord. Il couvre la plus grande part des besoins et occupe le cheval : au moins 1 à 1,5 kg de matière sèche pour 100 kg de poids vif et par jour, soit 5 à 7,5 kg pour un cheval de 500 kg. Il faut environ 40 minutes pour manger 1 kg de foin, une dizaine pour 1 kg de granulés.
- Le concentré en complément. Céréales et granulés ne servent qu’à couvrir ce que le fourrage n’apporte pas, en fonction du travail réel.
- Fractionner. Au moins trois repas de concentrés par jour pour un cheval au box, jamais un gros repas unique. Les repères varient selon les sources, entre 1 et 2 g d’amidon par kg de poids vif et par repas au maximum.
- Des horaires réguliers. Les repas se donnent chaque jour aux mêmes heures, le fourrage avant le concentré.
- Changer progressivement. Sur plusieurs jours pour un concentré, sur plusieurs semaines pour un nouveau fourrage ou la mise à l’herbe : la flore du gros intestin doit avoir le temps de s’adapter.
- De l’eau à volonté, et du sel. Un cheval boit de 20 à 60 litres par jour selon sa ration, la chaleur et son travail ; une pierre à sel couvre ses besoins en sodium.
- Équilibrer minéraux et vitamines. Le rapport entre calcium et phosphore doit rester entre 1,5 et 1,8 ; un aliment minéral corrige ce que la ration n’apporte pas.
- Des aliments sains. Pas de moisissures, le moins de poussière possible, un stockage à l’abri. Manger au sol aide le cheval à évacuer les poussières qu’il inhale.
Construire puis ajuster une ration
- Estimer le poidsAu ruban ou sur une bascule, et noter l’état corporel (Galop 6).
- Évaluer les besoinsEntretien plus production, en UFC et en MADC, d’après les tables de référence.
- Couvrir par le fourrageCalculer ce qu’apporte le foin ou l’herbe disponible.
- CompléterAjouter le concentré qui manque, réparti en plusieurs repas, puis l’aliment minéral si besoin.
- Observer et corrigerSuivre le poids, l’état corporel, l’énergie et les crottins, et ajuster la ration toutes les quelques semaines.
Sécurité
Un jour de repos, on réduit le concentré : garder la ration d’un jour de concours expose aux coliques et au « coup de sang » vu au Galop 6. Laissez passer au moins une heure entre un repas de concentrés et le travail, et attendez que le cheval ait récupéré avant de lui donner son grain.
À retenir
Beaucoup de fourrage, peu de concentré à la fois, des changements lents, de l’eau toujours.