Galop 7Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02Les aplombsConnaissances
- 03Identifier, lire un livretConnaissances
- 04Le transportConnaissances
- 05Le rationnementConnaissances
- 06Les étiquettes d’alimentsConnaissances
- 07Enrênements de la longeÀ pied
- 08Longues rênes, mise en mainÀ pied
- 09Les bandes de poloS’occuper du cheval
- 10La brideS’occuper du cheval
- 11L’épaule en dedansConnaissances
- 12La rectitudeConnaissances
- 13Le travail sur le platÀ cheval
- 14Option dressageÀ cheval
- 15Option obstacleÀ cheval
- 16Option crossÀ cheval
- 17RévisionsRévisions
Le transport, sa santé et son bien-être
Pour un cheval, monter dans un camion n’a rien d’anodin : c’est une proie enfermée, debout, dans un espace qui bouge. Connaître les effets du transport, c’est savoir les limiter.
Au programme de l’examen
- Expliquer et identifier l’impact des transports sur la santé et le bien-être des chevaux et des poneys.Module commun B
Le transport réunit presque tout ce que le cheval redoute : le confinement, lui qui est naturellement claustrophobe ; les mouvements du véhicule ; le bruit ; la séparation d’avec ses congénères ; la chaleur et l’humidité ; la privation d’eau et de fourrage. Le moment le plus stressant est l’embarquement, que vous avez pratiqué au Galop 5 : la fréquence cardiaque et le taux de cortisol, l’hormone du stress, y atteignent leur maximum.
Ce que le transport fait au cheval
| Effet | Pourquoi | Ce que l’on observe |
|---|---|---|
| Fatigue musculaire | Pour tenir debout, le cheval écarte les membres et se contracte en permanence. | Raideurs, cheval moins performant à l’arrivée. |
| Stress | Confinement, bruit, isolement, conduite brusque. | Agitation, hennissements, coups de pied, sueur ; chez certains chevaux, un tic à l’appui. |
| Déshydratation | Le cheval boit peu ou pas pendant le trajet. | Environ 0,5 % de son poids perdu par heure : une trentaine de kilos pour un cheval de 500 kg après 12 heures, repris en 3 à 7 jours. |
| Troubles respiratoires | Poussière du foin, air confiné, tête attachée haute qui l’empêche de dégager ses voies respiratoires. | Toux, jetage, fièvre ; sur les longs trajets, risque de pleuropneumonie, dite « fièvre des transports ». |
| Coliques | Stress, déshydratation, concentrés donnés avant ou pendant le voyage. | Cheval qui gratte le sol, se regarde le flanc, cherche à se coucher. |
| Blessures | Chocs contre les parois, glissade, piétinement. | Plaies aux membres, à la queue ou à la nuque. |
- Du foin à hauteur de tête
- Protège-nuque
- Barre de poitrail
- Aérations ouvertes
- Protège-queue
- Barre de fesse, pont relevé
- De l’eau et une pause toutes les 4 à 6 heures
- Protections de transport
- Licol, attaché avec un nœud de sécurité
Limiter les effets
- Éduquer avant de voyager : un cheval qui a appris à embarquer calmement, puis à faire de courts trajets, voyagera mieux toute sa vie. On ne découvre pas le van la veille d’un concours.
- Vérifier le véhicule : plancher, pont, freins, suspensions, bat-flancs, barres de poitrail, attaches de sécurité, aérations — avant chaque départ.
- Protéger le cheval : protections de transport et protège-queue (Galop 4), et un protège-nuque pour un grand cheval dans un véhicule bas.
- Conduire en souplesse : freiner tôt, prendre les virages lentement, préférer les routes peu sinueuses.
- Nourrir et abreuver : du foin peu poussiéreux, humidifié si besoin, mais pas de concentrés ; proposer à boire lors d’arrêts toutes les 4 à 6 heures.
- Voyager accompagné : les chevaux montrent moins de signes de stress à deux ou plus, chacun dans sa stalle.
- Récupérer à l’arrivée : faire marcher le cheval en main et le laisser se reposer avant l’effort ; après un trajet de plus de 8 heures, surveiller sa température et sa respiration pendant deux ou trois jours.
Sécurité
Par temps chaud, ne laissez jamais des chevaux à l’arrêt dans un véhicule fermé en plein soleil : garez-vous à l’ombre, ouvrez les aérations, ou débarquez-les si l’endroit le permet en sécurité.
Ce que dit la réglementation
Le transport d’équidés lié à une activité économique — un centre équestre qui emmène ses chevaux en concours, un marchand, un transporteur — est encadré dès le premier kilomètre par le règlement européen n° 1/2005 sur la protection des animaux pendant le transport ; au-delà de 65 km, le transporteur doit être autorisé et le convoyeur titulaire d’un certificat d’aptitude, le CAPTAV. Un particulier qui transporte son propre cheval pour ses loisirs n’y est pas soumis, mais il reste responsable de son bien-être. Dans tous les cas, on ne transporte pas un cheval blessé, malade ou trop faible, et il est interdit de frapper un animal.
À retenir
Le livret voyage toujours avec le cheval, quelle que soit la distance.