Galop 4Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02La vie domestiqueConnaissances
- 03Identifier un chevalConnaissances
- 04Le livret signalétiqueConnaissances
- 05Les soins périodiquesS’occuper du cheval
- 06Normes et signes de maladieS’occuper du cheval
- 07Besoins et alimentsConnaissances
- 08Aliments à éviterConnaissances
- 09Le mécanisme du galopConnaissances
- 10Accord des aides et pliConnaissances
- 11Protections et membresS’occuper du cheval
- 12Les mors de filetConnaissances
- 13Le contactÀ cheval
- 14Posture à l’obstacleÀ cheval
- 15Posture et amplitudeÀ cheval
- 16Galop du pas, quarts de tourÀ cheval
- 17Le travail à piedÀ pied
- 18Sécurité et extérieurConnaissances
- 19Épreuves et révisionRévisions
Les besoins alimentaires et les familles d’aliments
Nourrir un cheval, ce n’est pas remplir une mangeoire : c’est couvrir ses besoins avec trois familles d’aliments — fourrages, concentrés, compléments minéraux —, sans oublier l’eau.
Au programme de l’examen
- Décrire les besoins du cheval en fourrages, concentrés et minéraux.Module commun B
- Reconnaître les grandes familles d’aliments à distribuer : fourrages, concentrés et compléments minéraux.Module commun B
Au Galop 2, vous avez appris à reconnaître l’herbe, le foin, la paille, les céréales et les granulés, et vu que le cheval est un herbivore au petit estomac, fait pour manger peu mais souvent. Au Galop 4, vous rangez ces aliments en familles et vous expliquez à quoi sert chacune.
Les fourrages
La base de la ration, riche en fibres.
- Herbe
- Botte de foin
- Botte de paille
- Balle d’enrubanné
Les concentrés
Beaucoup d’énergie sous un petit volume.
- Avoine
- Orge
- Maïs
- Granulés
- Floconnés
Les compléments minéraux
Le sel, le calcium, le phosphore, les oligo-éléments.
- Pierre à sel
- Seau à lécher
- Complément minéral et vitaminé
Famille 1
Les fourrages
Herbe pâturée, foin, paille, enrubanné, luzerne. Riches en fibres, ils forment la base de la ration : ils nourrissent, entretiennent le transit, usent les dents et occupent le cheval pendant des heures.
Famille 2
Les concentrés
Céréales — avoine, orge, maïs — et aliments composés du commerce, en granulés ou en floconnés. Sous un petit volume, ils apportent beaucoup d’énergie, et parfois des protéines, au cheval qui travaille.
Famille 3
Les compléments minéraux
Pierre à sel, bloc ou seau à lécher, complément minéral et vitaminé (CMV) en poudre ou en granulés. Ils apportent le sel, le calcium, le phosphore et les oligo-éléments que la ration ne fournit pas assez.
Les besoins en fourrages
Le fourrage est le seul aliment dont un cheval ne peut jamais se passer. À l’état naturel, il mange 15 à 16 heures par jour ; au box, on s’en approche en lui laissant du foin la plus grande partie de la journée. Retenez qu’il lui faut au moins 1 à 1,5 kg de fourrage sec par 100 kg de poids et par jour, soit 5 à 7,5 kg de foin pour un cheval de 500 kg. Un bon foin suffit souvent à nourrir un cheval au repos ou au travail léger.
Les besoins en concentrés
Les concentrés ne servent que si le fourrage ne couvre pas les besoins en énergie, ceux du travail surtout. Riches et vite avalés, ils se donnent en plusieurs petits repas répartis dans la journée, à heures régulières, et l’on évite de faire travailler le cheval dans l’heure qui suit. Une grosse ration d’un coup est une cause classique de coliques.
Les besoins en minéraux et en eau
Le calcium et le phosphore construisent les os. Le sodium du sel se perd dans la sueur : un cheval qui travaille en a besoin de deux à trois fois plus qu’au repos, et une pierre à sel en libre-service lui permet de régler lui-même sa consommation. Les céréales étant pauvres en calcium, une ration riche en grain se complète par un CMV. Quant à l’eau, propre et disponible en permanence, il en boit de 20 à 60 litres par jour selon la chaleur, le travail et la ration.
À retenir
Le fourrage d’abord, en quantité ; les concentrés seulement si le travail l’exige, en petits repas ; le sel et les minéraux en complément ; l’eau propre à volonté.
Astuce
Un litre n’est pas un kilo : un litre de granulés pèse nettement moins d’un kilogramme, et un litre d’avoine encore moins. Pesez une fois la mesure utilisée à l’écurie pour savoir ce que vous distribuez vraiment.
Le saviez-vous ?
Les besoins varient avec le poids, l’âge, le travail ou la saison : vous verrez au Galop 6 comment ils changent, et au Galop 7 comment on construit une ration.