Galop 3Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02La vie à l’état naturelConnaissances
- 03Litière et abreuvoirS’occuper du cheval
- 04Les parties du corpsConnaissances
- 05Le sabot et la ferrureConnaissances
- 06Le pansage completS’occuper du cheval
- 07Harnachement et filetS’occuper du cheval
- 08Le pas et le trotConnaissances
- 09Le diagonal au trotÀ cheval
- 10Marques et épisConnaissances
- 11Déclinaisons des robesConnaissances
- 12Les racesConnaissances
- 13Les aides pour tournerConnaissances
- 14Le départ au galopÀ cheval
- 15Posture et équilibreÀ cheval
- 16Contrôler l’allureÀ cheval
- 17Courbes et demi-voltesÀ cheval
- 18Abord et sautÀ cheval
- 19Le travail à piedÀ pied
- 20Les disciplinesConnaissances
- 21Révision et examenRévisions
La vie du cheval à l’état naturel
Pour bien vous occuper d’un cheval, il faut savoir ce qu’il ferait si personne ne s’occupait de lui : manger une grande partie de la journée, se reposer par petites périodes, et ne jamais rester seul.
Au programme de l’examen
- Expliquer la répartition des activités du cheval à l’état naturel.Module commun B
- Expliquer ce que sont : le troupeau, la hiérarchie, la dominance, les affinités, l’instinct grégaire et leurs conséquences.Module commun B
À l’état naturel — en liberté, sur un grand territoire, sans intervention de l’homme —, le cheval partage ses 24 heures entre des activités qui répondent à ses besoins vitaux. Cette répartition s’appelle son budget-temps. Elle varie avec les saisons, la météo et la quantité d’herbe, mais ses grandes proportions restent remarquablement stables.
- S’alimenter : environ 60 %, soit 15 à 16 heures
- Se reposer : environ 25 %, soit 5 à 7 heures
- Se déplacer : environ 7 %, soit 1 à 2 heures
- Observer : environ 6 %
- Autres activités : environ 2 %
| Activité | Part du temps | Ce qu’il fait |
|---|---|---|
| S’alimenter | Environ 60 % (15 à 16 heures) | Il broute par petites bouchées en avançant d’un pas ou deux, de jour comme de nuit. |
| Se reposer | Environ 25 % (5 à 7 heures) | Surtout debout, en somnolant sur trois pieds ; il ne dort profondément que couché, par courtes périodes. |
| Se déplacer | Environ 7 % (1 à 2 heures) | Presque toujours au pas, pour aller boire ou trouver de l’herbe, de l’ombre, un abri, un endroit où se rouler. |
| Observer | Environ 6 % | Tête haute, oreilles mobiles, il surveille les alentours. |
| Autres activités | Environ 2 % | Se rouler, se gratter, se toiletter mutuellement, jouer. |
Le saviez-vous ?
Le trot et le galop sont rares dans la journée d’un cheval en liberté : ils servent au jeu, aux conflits et surtout à la fuite. Le cheval est une proie ; sa meilleure défense est de partir vite — et en groupe.
La vie en troupeau
Les chevaux sauvages vivent en petites familles : un étalon, deux ou trois juments et leurs poulains. Vers deux ans, les jeunes quittent leur famille, ce qui évite la consanguinité ; les jeunes mâles forment des groupes de célibataires. Au club, c’est l’homme qui compose les groupes : juments et hongres ensemble, ou chevaux séparés par sexe.
- Oreilles couchées, encolure tendue : la jument dominante menace
- Le dominé cède la place au point d’eau
- Deux amis se grattent mutuellement le garrot
- Le poulain reste près de sa mère
- Le troupeau
- Groupe de chevaux qui vivent ensemble et se connaissent. Le groupe protège : plus il y a d’yeux et d’oreilles, plus un danger est repéré tôt.
- L’instinct grégaire
- Besoin inné de vivre en groupe. Un cheval isolé s’inquiète et cherche à rejoindre ses congénères — il hennit, s’agite, tire vers les autres.
- La hiérarchie
- Organisation stable du groupe, qui fixe l’ordre de priorité de chacun pour accéder aux ressources : eau, nourriture, abri, meilleur endroit pour se rouler.
- La dominance
- Relation entre deux chevaux : le dominant passe en premier, le dominé lui cède la place. Elle s’établit surtout par des menaces — oreilles couchées, encolure tendue, croupe tournée — bien plus que par de vrais combats.
- Les affinités
- Préférences entre certains chevaux, qui broutent côte à côte, se reposent ensemble et se toilettent mutuellement. Ce sont de véritables amitiés : séparer deux amis les stresse.
Une hiérarchie connue de tous apaise le groupe : chacun sait qui passe en premier. Les conflits naissent quand l’ordre est bousculé — un nouveau venu, une ressource rare, un espace trop petit. En déplacement, le groupe suit souvent le même cheval, qui n’est pas forcément le plus dominant.
Les conséquences au quotidien
- Un cheval ne devrait pas vivre seul : à défaut de sortir en groupe, il doit au moins voir et entendre ses congénères.
- Au pré, distribuez le foin en tas bien espacés, un de plus que le nombre de chevaux, pour que les dominés mangent aussi.
- Intégrez un nouveau venu progressivement, d’abord de l’autre côté d’une clôture.
- Ne restez pas au milieu de chevaux en liberté quand vous apportez à manger : une menace destinée à un voisin peut vous atteindre.
- À cheval, l’instinct grégaire explique qu’un cheval veuille suivre les autres ou rentrer plus vite à l’écurie : anticipez-le, en reprise comme en extérieur.
Le mot du moniteur
Si votre cheval accélère tout seul sur le chemin du retour, ne le prenez pas personnellement : il pense à ses amis qui l’attendent au pré. Enfin, surtout à eux.