Galop 3Connaissances
Sommaire
- 01BienvenuePrésentation
- 02La vie à l’état naturelConnaissances
- 03Litière et abreuvoirS’occuper du cheval
- 04Les parties du corpsConnaissances
- 05Le sabot et la ferrureConnaissances
- 06Le pansage completS’occuper du cheval
- 07Harnachement et filetS’occuper du cheval
- 08Le pas et le trotConnaissances
- 09Le diagonal au trotÀ cheval
- 10Marques et épisConnaissances
- 11Déclinaisons des robesConnaissances
- 12Les racesConnaissances
- 13Les aides pour tournerConnaissances
- 14Le départ au galopÀ cheval
- 15Posture et équilibreÀ cheval
- 16Contrôler l’allureÀ cheval
- 17Courbes et demi-voltesÀ cheval
- 18Abord et sautÀ cheval
- 19Le travail à piedÀ pied
- 20Les disciplinesConnaissances
- 21Révision et examenRévisions
L’action des aides et les aides pour tourner
Une aide ne fait jamais que trois choses : elle agit, elle résiste ou elle cède. Comprendre ce langage vous permet de demander clairement — et d’expliquer comment on tourne.
Au programme de l’examen
- Expliquer l’action des aides : agir, résister, céder.Module commun B
- Expliquer les aides pour tourner.Partie spécifique
Rappel : les aides naturelles sont l’assiette, les jambes, les mains et la voix ; les aides artificielles, comme la cravache, renforcent les aides naturelles. Au Galop 2, vous avez vu les aides pour avancer et leur graduation. Voici maintenant comment chaque aide s’emploie.
Agir, résister, céder
1
Agir
Faire une demande. Les jambes pressent le corps du cheval, les doigts se ferment sur les rênes, le buste se grandit. L’action est claire et dosée, faite de pressions répétées plutôt que d’une pression maintenue.
2
Résister
Maintenir sa demande, sans l’augmenter, tant que le cheval n’a pas répondu. La main qui résiste reste fixe : elle ne tire pas davantage ; si le cheval s’appuie, c’est lui qui rencontre la résistance.
3
Céder
Cesser de demander dès que le cheval répond : les doigts s’entrouvrent, la jambe se relâche. Céder n’est pas lâcher : le contact demeure. C’est la récompense qui apprend au cheval qu’il a bien fait.
Exemple, pour ralentir au trot : vous vous grandissez et fermez les doigts — vous agissez. Le cheval tire un peu : vos mains restent fixes et votre dos tenu — vous résistez. Il ralentit : vos doigts se desserrent aussitôt, sans perdre le contact — vous cédez. Au Galop 4, vous apprendrez à coordonner plusieurs aides à la fois : c’est l’accord des aides.
À retenir
Une demande claire, une résistance aussi longtemps qu’il le faut, et une cession au moment exact où le cheval obéit. Un cheval à qui l’on ne cède jamais cesse vite d’écouter.
Les aides pour tourner
Pour tourner, tout part du regard et du buste : regardez où vous allez, tournez les épaules pour qu’elles restent parallèles à celles du cheval, et laissez vos mains accompagner ce mouvement. Les aides se répartissent ensuite ainsi :
- Main gauche : rêne d’ouverture — elle s’écarte, sans reculer
- Rêne droite : rêne d’appui, contre l’encolure
- Jambe gauche, intérieure, à la sangle
- Jambe droite, extérieure, un peu en arrière de la sangle
- Le regard vise la sortie du tournant
- Rêne d’ouverture
- La main intérieure s’écarte vers l’intérieur de la courbe, sans reculer. Elle indique la direction et attire l’épaule intérieure ; c’est l’effet le plus simple, celui que vous utilisez depuis le Galop 1.
- Rêne d’appui (ou rêne contraire)
- La rêne extérieure s’appuie sur l’encolure : la main se rapproche du garrot sans jamais passer par-dessus la crinière. Elle pousse les épaules vers l’intérieur et empêche le cheval d’élargir la courbe.
- Couloir de rênes
- Les deux rênes agissent ensemble, l’une qui ouvre, l’autre qui appuie. Le cheval est encadré entre elles comme dans un couloir : c’est ainsi qu’on tourne avec précision.
- Jambe intérieure
- À la sangle, elle entretient l’impulsion : le cheval tourne autour d’elle sans ralentir.
- Jambe extérieure
- Un peu en arrière de la sangle, elle empêche les hanches de déraper vers l’extérieur.
Astuce
Avec les deux rênes dans une seule main — en extérieur, en équitation western —, on tourne toujours par la rêne d’appui : la main se déplace du côté où l’on veut aller, et la rêne extérieure pousse l’encolure.
Erreur fréquente
Tirer la rêne intérieure vers soi : le cheval tourne la tête mais continue tout droit, les épaules vers l’extérieur. Une rêne d’ouverture s’écarte ; elle ne recule pas.